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“Le Tao ne pose aucune question et ne donne aucune réponse”

Guy (Dhoquois) se passionne depuis plusieurs mois pour le Tao en écrivant des poèmes adaptés d’auteurs taoistes dans son blog ( auteurs2.harmattan.fr/guy.dhoquois. )
Moi, la pragmatique, la matérialiste un peu simpliste, la révoltée qui pousse son caillou depuis plus de 70 ans, sans arriver à grand chose, s’est sentie obligée de s’intéresser à cette philosophie chinoise dont l’un des textes principaux est le Tao te Ching attribué à Lao tseu et qui aurait été écrit vers le IV° siècle avant JC.
Je ne le regrette pas. Cette plongée dans une vision du monde totalement différente de la mienne, et que j’ai illustré par ce magnifique coquillage trouvé sur la plage, m’a permis de sortir (dans la mesure du possible) de ma petite philosophie de combattante contre les injustices.
On lit dans Wikipedia : ” La recherche de la sagesse en Chine se fonde principalement sur l’harmonie. L’harmonie se trouve en plaçant son coeur et son esprit dans le Tao (la voie), c’est à dire dans la même voie que la nature. En retournant à l’authenticité primordiale et naturelle, en imitant la passivité féconde de la nature, l’homme peut se libérer des contraintes et son esprit peut “chevaucher les nuages”.
Voici l’un des poèmes de Guy publié le 29 juillet 2017 :
Le maître est un disciple
Qui ne cherche pas le succès
Et n’évite pas l’échec
Il n’essaie surtout pas de suivre le Tao
Silencieux il parle
S’il parle il ne dit rien
Il reste pur
Dans la poussière du monde

Le maître pense avoir raison
Au-delà du soleil
Il glisse l’univers sous son bras
Il laisse les confus rester confus
Dans la profusion chaotique des opinions
Il se satisfait de l’ignorance
Ne prend pas au sérieux les diverses distinctions
Il voit le monde constamment se disloquer
Il reste centré dans le tout
Il voit le monde changer sans fin
Il ne veut pas le voir différent

Je ne renoncerai ni à ma colère, ni à ma révolte, ni à mes combats, ni à mon matérialisme un peu étroit.
Mais cette rencontre avec le Tao m’a apporté une respiration, une ouverture, que je refusais jusqu’à présent.
Le privilège de l’âge ?

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