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Le procès de Viviane Amsalem, un film de Ronit et Shlomi Elkabetz

Ce film est sorti fin juin sur les écrans français.
En Août, il devenait difficile de le voir à Paris.
C’est dommage.

Ce film est merveilleusement intelligent. Il décrit avec froideur et humour les efforts d’une femme et de son avocat pour obtenir le guet ( le divorce) de son mari.

Dans ces scènes qui se déroulent toutes dans le même tribunal rabbinique, à plusieurs mois d’intervalles, Viviane Amsalem jouée par la magnifique Ronit Elkabetz se bat pour obtenir le guet mais aussi pour exister, pour être écoutée par ces hommes englués dans leurs préjugés.
Simon Abkarian campe un mari honnête, non violent mais rigide, ennuyeux, enfermé dans ses certitudes.

Les regards et les quelques phrases échangés suffisent à décrire l’impossibilité pour Viviane, mère et épouse exemplaire pendant quinze ans de vivre avec cet homme pieux, jaloux, qui ne lui laisse aucune liberté aussi minuscule soit-elle.

Le décor de cet enfer est une pièce minuscule et triste où siègent en hauteur trois vieux rabbins à la fois fatigués par l’obstination du mari, mais aussi dans l’impossibilité de vraiment comprendre la volonté de liberté de la femme;

En quelques scènes, Ronit et Shlomi Elkabetz nous montrent la violence de la religion ( en l’occurrence juive), ses archaismes, son mépris des femmes.

Juifs religieux, musulmans radicaux à quelque branche qu’ils appartiennent , hindouistes extrémistes , chrétiens intégristes ont tous en commun une idéologie : l’impureté de la femme et sa nécessaire domination par les hommes.

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