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Cela fait deux ans et sept mois que Guy Dhoquois est mort

guy Dhoquois

“Je suis une mutilée qui continue à avoir mal à sa jambe amputée” (Roland Barthes)
La tristesse ne s’atténue pas. Simplement on vit avec.
Et on vit mal sans amour.
Avant, cette obsession de l’amour m’exaspérait. Maintenant, je la comprends.
Je pensais qu’aimer l’humanité, travailler pour qu’advienne la justice dans ce monde, était une raison de vivre.
C’était une illusion.
L’humanité n’est pas aimable.
Alors, Man lebt (on vit) et on se demande avec Roland Barthes (Le journal de deuil) : “Quelle barbarie de ne pas croire aux âmes, à l’immortalité des âmes! Quelle imbécile vérité que le matérialisme.”

A bientôt

Est-ce que ça vaut bien le coup de vivre pour s’énerver sur un ordinateur ?

On a beau être vieille, on a encore envie de voyager, d’aller au théatre, au musée ou plutôt il faut tout faire pour ne pas sentir l’ennui et l’amertume nous envahir. Il faut s’occuper. L’essentiel est de remplir son agenda.
Jusque là, tout va bien. Mais les choses se gâtent quand il faut par exemple réserver un voyage sur internet.Je me suis aperçue que pour dix jours au soleil, j’avais passé grosso modo deux jours à m’énerver sur mon ordinateur : je réserve un AR pour Toulon sans trop réfléchir. La nuit je me réveille, persuadée que mon code de carte visa a été récupéré par des bandits et que en plus il va me falloir me lever à 4h du matin si je veux prendre l’avion à 7h30 pour rejoindre Toulon.
Dès le lendemain matin, je joue la vieille dame éplorée auprès des agences de voyage de mon quartier : les unes m’envoient me faire voir ailleurs, les autres me disent d’aller sur leur merveilleux site internet.
Je passe environ deux heures à tenter de changer l’horaire : impossible, mes identifiants sont inconnus et je n’ai pas repéré un passage clouté.
Je suis au bord de la crise de nerf quand j’essaye un numéro de téléphone qui se balade sur l’écran.
Ouf, c’était le bon : la dame charmante me change la réservation mais il me faudra payer 20 euros de plus.
Jusque là tout va bien.
Je reçois le mel en question et m’apprête à payer.
Que nenni : j’ai beau essayer toutes sortes d’écritures pour la date de mon départ, ce foutu algorithme ne me connait pas ! et ma connaissance parfaite des passages piétons ne le rassure pas.
Au bout de deux heures de cette passionnante aventure, je prends ma voix de petite vieille apeurée et rappelle le numéro miraculeux;
J’énerve profondément ma nouvelle interlocutrice qui après plusieurs silences me dit d’un ton énervé qu’exceptionnellement , elle va faire le changement et le paiement à ma place.
Après, bien sûr, mon imprimante tombe en panne etc etc

La question est alors : A 81 ans, ayant eu une vie plutôt heureuse malgré des débuts déprimants dans les années 40, est-il nécessaire de s’ennuyer autant avec des objets sans âme que je ne maitriserai jamais.
Est-il nécessaire également de passer autant de temps à penser qu’il faut faire de la gymnastique et éventuellement de la faire ou de se trainer chez un rhumatologue ou un kiné qui font plus ou moins semblant de vous soigner ?
Nous n’attendons pas tous la même chose de la vie : Pour moi la vie c’était l’amour de mon compagnon, la lutte sociale et associative, la joie de découvrir des paysages nouveaux, des pays inconnus, la passion de la mer, le plaisir de découvrir de nouveaux livres…
Mon compagnon s’en est allé, la mémoire qui s’envole et la numérisation m’empêchent de faire un bon travail associatif, les voyages fatiguent avant (cf plus haut) et pendant et les violences empêchent d’aller dans certains lieux, la mer est de plus en plus froide et les vagues de plus en plus fortes (!) et les nouveaux livres ont parfois un gout de déjà lu…

Je pourrais choisir de quitter ce monde, comme tant de gens l’ont fait sans mendier une pilule magique à un Etat hypocrite et je ne le fais pas.
Je continue à survivre. Je ne suis ni triste ni déprimée. Je ne déteste pas la solitude. Les êtres humains m’ennuient et c’est parfois réciproque.
Je n’ai pas peur de la mort et pourtant j’attends. J’attends la maladie, la dépendance, qui ne manqueront pas d’arriver.
Pourquoi ?

Mea Culpa : à propos de “La question qui tue” de Sophia Aram

Tous ces chauffeurs de taxis à qui j’ai demandé : ” d’où êtes-vous originaires ?” et avec qui j’ai appris tant de choses sur Haiti, la Tunisie… etc
Bien sûr, il y a eu celui qui m’a répondu froidement : “La Courneuve” , Ok, j’ai compris Monsieur.
J’aime beaucoup Sophia Aram. Elle est l’une des humoristes les plus fines que je connaisse.
Mais sa “question qui tue” m’a fait à la fois culpabiliser ( suis-je raciste ?) et me révolter.
La France est un pays d’immigration. En tant que juive à moitié roumaine, à moitié algérienne, blanche (désolée), en tant qu’ancienne bénévole à la CIMADE, la mixité m’a toujours intéressée.
J’ai envie de connaitre ces parcours improbables, ces pays traversés en touriste émerveillée que d’autres quittent la peur au ventre .
Je sais que la plupart de ces gens sont français et alors ?

Mais si vous, Sophia Aram, le ressentez comme une insulte, alors je ne poserai plus cette question et le voyage sera silencieux ou banal.
Sommes-nous arrivés à un niveau de racisme tel que toute intrusion dans l’histoire de gens rencontrés par hasard apparait comme une négation de son identité de Français ?
En Mai 68, nous étions tous “des juifs allemands”. En Mai 2021, l’Universalisme a perdu la bataille.
Il est temps pour la vieille dame que je suis de se retirer sur la pointe des pieds.

Message d’une vieille dame quasi-morte aux boomers

affiche d'EELV

Un(e) boomer c’est une personne née entre 1945 et 1965 ai-je entendu préciser sur une radio très sérieuse.
Ouf, je suis née en 40. Suis je déjà morte sans le savoir ou incapable d’aller voter ? Je ne sais pas.
Mais l’essentiel est que me voici avec mes contemporain(e)s -qui ont vécu cet évènement mineur de la seconde guerre mondiale- “hors catégorie” sinon peut-être celle des ” morts-vivants”.
Je vais pouvoir aller voter sans que l’on me voie, voter aussi à gauche que possible (Un scoop : tous les vieux ne votent pas à droite) comme je l’ai toujours fait sans attirer l’attention de Mr Bayou et de ses jeunes et brillants camarades, qui eux ne seront jamais vieux puisqu’ils le sont déjà.
Les Boomers ont détruit la planète, les salauds: pas moi : Planquée pendant la guerre : impossible de prendre l’avion
Fauchée après la guerre : pas de dépenses inutiles. Auto-stop dans les années 60 : minimum carbone etc…

Décidément les catégorisations imbéciles ont la vie belle

Vous avez dit amitié ?

heureusement qu'il y a des bêtes !

L’autre jour, je marchais seule, dans une rue passante de Paris.
Une femme s’approche de moi et semble exploser de joie : “Oh, comme ça me fait plaisir de te voir”
Je mets quelques minutes à la reconnaitre avec le masque. C’est une ex collègue de la fac, originale, un peu folle ce qui est appréciable dans ce milieu.
Nous échangeons des nouvelles de nous, des autres, du monde…
Je suis sur le point de lui dire : “viens donc prendre un verre à la maison quand tu auras le temps” mais elle me précède et dit : “Téléphones moi, tu as toujours mon numéro ?”
Je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans cette phrase que j’ai entendu si souvent mais sur le moment je ne sais plus trop ce que c’est.
Je sors un bout de papier pour qu’elle me redonne son téléphone et nous nous quittons.
C’est alors que je revois les dizaines de scènes de ce genre avec la même rengaine: “téléphones-moi, téléphones-moi…etc”
Mais pourquoi est-ce toujours à moi de téléphoner ?
Sont-ils si occupés ces êtres qui prétendent vous apprécier ?
Je quitterai ce monde sans comprendre cette grossièreté , cette impolitesse récurrente.

Je ne suis sûre que d’une chose et c’est pourquoi j’ai illustré mon propos avec cette photo : au moment précis où cette photo est prise, cette belle chienne me dit son amour.
Je sais, c’est un peu niais de dire que l’on préfère les animaux aux êtres humains.
Mais sont-ils vraiment humains ces êtres ?

Le 16 avril 2019, Guy Dhoquois nous quittait : Hommage

C’est le dernier livre sur l’Histoire qu’il a publié, en 2000.
Il est à son image, vivant, foisonnant, cultivé, complexe et contradictoire.
Le Béhémot dans la tradition hébraïque est le monstre des terres. Il en fait le monstre des libertés, par opposition au Léviathan.

En voici un extrait que je trouve particulièrement émouvant et évocateur de ce qu’il fut, reste et restera pour moi : un homme libre et passionné, qu’aucun carriérisme n’a jamais défiguré, un optimiste désespéré, un Mensch.
Je multiplie errances et errements. Mon rêve serait que rien ne disparaisse et que tout se crée. L’Histoire progresse par le mal et par la lutte contre le mal. Je porte peut-être un diamant, il reste pris dans sa gangue. Le Jaïnisme concilie réincarnation et âme personnelle tandis que l’Egypte ancienne a parlé de l’immortalité de l’âme. Pour quelle raison ? Je ne sais pas.Déterministe sur un plan philosophique, je suis scientifiquement réduit à un indéterminisme méthodologique. Pourquoi rester perpétuellement dans les antichambres de l’Histoire, n’être qu’une introduction ? Je suis pris dans un vice sans fin d’autant plus pernicieux qu’il n’est que le produit de ma liberté. Si le spécialiste était parfait, il résoudrait tous les problèmes, ne serait que réponse. Je n’ai pas la naïveté de l’autodidacte, son incapacité à deviner ses limites. Mais je reste à la surface. Peut-être est-elle irisée par la rencontre du soleil et de l’eau. Je vois tout à travers mon absence de spécialité. Elle en devient une spécialité. Mais le feu qui m’anime me rapproche peut-être des marges créatrices. Il est des tragédies qui se terminent bien. Je n’écris pas pour communiquer, mais pour être le truchement d’une force objective. Mon voyage de l’esprit, élan et discipline, ne s’enlise pas dans l’inerte. Je n’ai pas la force de métamorphoser en symphonie notre cacophonie. Je propose une rhapsodie dont les thèmes disparaissent et parfois renaissent, dont les pièces sont rattachées lâchement, mais au travers desquelles bourdonne sourdement la basse. La Duplicité de l’Histoire. L’élémentaire, c’est aussi l’élément premier. L’Histoire me fait rêver, je ne veux pas rêver sur l’Histoire.”

“Vivre avec ses morts” a écrit Delphine Horvilleur. C’est un livre lumineux d’intelligence. Chaque jour ou presque j’en relis des passages qui m’aident à supporter ton absence.
J’aime particulièrement ce passage : “Est-il possible d’apprendre à mourir ? Oui, à condition de ne pas refuser la peur, d’être prêt comme Moïse, à se retourner pour voir l’avenir. L’avenir n’est pas devant nous mais derrière, dans les traces de nos pas sur le sol d’une montagne que l’on vient de gravir, des traces dans lesquelles ceux qui nous suivent et nous survivent liront ce qu’il ne nous est pas encore donné d’y voir.”

Le chat Meshugue rend hommage à son maître


Le sexisme n’est pas mort

Eric Piolle

C’était il y a quelques semaines dans une émission de C’est à vous sur la cinq.
Je ne parviens pas à oublier l’outrecuidance et l’autosuffisance de ce Monsieur Piolle, soi-disant de gauche, soi-disant écolo vis à vis de Rachel Khan.
Tout dans son regard disait son indifférence, voire son mépris envers cette femme passionnante
LUI savait, LUI avait la vérité.
Avant lui, il y avait eu le contentement de lui même stupide et ridicule de l’ancien maire de Marseille J.C. Gaudin
Il parait que les “personnalités” ont remplacé les partis .
Faut-il être suffisant pour avoir du charisme ?
Le vote blanc ? pourquoi pas

Bilan : J’ai passé Plus de 50% de ma vie d’adulte à militer ?

Le grand écrivain arabe israélien, Emile Habibi, mort en 1996 à l’âge de 74 ans regrettait d’avoir privilégié le militantisme au PC à la littérature : “ J’ai le sentiment d’avoir été un poirier qui se mettrait à produire des aubergines sous prétexte qu’il faut nourrir le pauvre peuple. Alors que les aubergines abondent mais qu’ici les poiriers sont rares.”
Quant à moi, J’ai la désagréable impression de ne même pas avoir produit des aubergines ! , d’avoir passé des heures ennuyeuses dans des réunions où je n’osais pas dire un mot, d’avoir lutté pour des causes perdues comme le socialisme, l’égalité, les atteintes aux droits de l’Homme…
Une exception cependant ; le MLF. J’ai osé m’exprimer (enfin pas toujours parce que les grandes gueules existent aussi chez les femmes) et nous avons fait reculer (un tout petit peu) le pouvoir patriarcal.
La situation misérable de la “gauche” en France, son impossibilité à inventer un programme, un plan de vol (pour reprendre les termes d’Edouard Philippe), d’assumer son réformisme tout en essayant de faire rêver à un système moins injuste, a mis un terme à mes espérances.
Il me reste une fierté : celle d’avoir été de celles et ceux qui ont dit NON : au colonialisme,au sexisme, au racisme, à l’antisémitisme, à l’arbitraire, aux injustices sociales…
Mais je mourrai sans comprendre que l’on puisse faire passer son ego avant l’union autour d’un programme ?
Arriverai-je à ne pas passer du peptimisme (Emile Habibi) au pessimisme ?
Il m’arrive aussi de me laisser aller à haïr, suivant en cela Emile Zola : “La haine est sainte. Elle est l’indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise…. La haine soulage, la haine fait justice, la haine grandit.” (Mes haines, 1866)
La haine n’est pas une solution.
Alors, je me console avec cette phrase d’Einstein : “Un problème sans solution est un problème mal posé.”

Il y a cinquante ans nous avions transgressé la loi pour être libres. Au nom de cette même liberté nous demandons maintenant une aide active à mourir

Nous avions entre vingt et quarante ans en 1971, quand le manifeste des 343 a été publié. Nous réclamions la liberté sexuelle et le droit à l’avortement. Peu importe que notre signature y figure ou pas.
Nous avons maintenant entre 70 et 90 ans et nous n’avons pas changé. Nous considérons toujours la liberté de choisir notre vie et donc notre fin de vie comme une liberté élémentaire.
Le 1er Novembre 2019, nous avons publié dans Libération un Manifeste : CHOISIR SA VIE, CHOISIR SA MORT : DES FEMMES PERSISTENT ET SIGNENT.
Deux cent femmes l’on signé dont certaines avaient signé le Manifeste des 343.
Non ce n’est pas triste : c’est le cours normal de nos vies.
Ce qui est plus que triste, tragique, c’est la déchéance, la dépendance, la souffrance…

Les médias commémorent le manifeste de 1971 mais font peu de cas des propositions de lois sur l’aide active à mourir.L’une d’entre elles présentée par Olivier Falorni doit être discutée à l’Assemblée nationale le 8 avril 2021.
On entend des voix s’élever contre le mauvais goût qu’il y aurait à discuter de ce problème an pleine pandémie! Quelle insupportable hypocrisie ! C’est précisément parce que des millions de gens dans le monde ont eu une fin de vie indigne qu’il est plus que jamais nécessaire de donner un cadre juridique cohérent à cette revendication majoritaire.
Il ne s’agit plus de créer des Comités Théodule pour discuter (de quoi?) mais de voter une loi cohérente qui permette aux personnes qui sont dans une souffrance physique ou psychique insupportable de quitter ce monde sans violence et entourés des gens qu’ils aiment.
En 1971, nous n’obligions personne à avorter.
En 2021, nous n’obligeons personne à demander une assistance au suicide.
De même que le principe de laïcité permet de respecter toutes les croyances y compris celle de ne pas croire en Dieu, une loi sur l’assistance au suicide rendrait la dernière étape de notre vie tellement plus heureuse.

PS : Je revendique le terme de “salopes”, créé par Charlie-Hebdo, de même que le sketch de Guy Bedos et Sophie Daumier : “Toutes des salopes”. J’ai cru entendre certaines signataires se désolidariser de cette dénomination évidemment humoristique au nom du politiquement correct!!!

Choisir sa vie, choisir sa mort, des femmes persistent et signent II

A la suite des mises en examen de militants de l’Association Ultime Liberté, quatre féministes des années 70 (Régine Dhoquois,Jacqueline Feldman, Liliane Kandel et Annie Sugier), ont rédigé le texte qui suit.
Pour le moment, il n’a pas été publié.

Nous sommes dans un moment de l’histoire où des milliers de personnes sont mortes dans des conditions indignes à cause de la COVID, dans les EHPAD ou faute de soins appropriés. Un moment où le Portugal est le 6ième pays d’Europe à autoriser l’euthanasie ou le suicide assisté. En France, où l’opinion est massivement favorable à une telle loi, c’est la répression qui prime.
En effet, c’est dans ce moment que nous apprenons la mise en examen de douze membres de l’Association ULTIME LIBERTE pour avoir permis à des personnes malades ou très âgées de décider librement du moment où la vie ne leur serait plus supportable. Ils les auraient informées sur la manière de se procurer du phénobarbital, substance utilisée notamment en Suisse ou en Belgique pour des suicides assistés. Pour cela, ils risquent jusqu’à trois ans de prison et 45000 euros d’amende.
Certaines d’entre nous sont membres de cette association, d’autres non, mais nous militons toutes pour une fin de vie digne, sans souffrances inutiles et sans dépendance.
L’ADMD et LE CHOIX ont choisi de se battre pour une nouvelle loi. Les militants d’ULTIME LIBERTE ont voulu aller plus loin et souhaité aider concrètement des personnes qui ne désirent pas continuer à vivre dans des conditions inhumaines.
Pour ce faire, ils ont enfreint la loi.
Dans les années 70, des militantes féministes, parmi lesquelles nombre d’entre nous, avaient également transgressé la loi. Les unes avaient publié le Manifeste des 343 femmes ayant avorté (Nouvel Observateur, 05/04/1971), d’autres (ou parfois les mêmes) ont accompagné des femmes désirant se faire avorter à l’étranger, certaines encore ont pratiqué des avortements clandestins, jusqu’à l’adoption de la loi Veil en 1975.
Dans les texte :” Choisir sa vie, Choisir sa mort” publié dans Libération le 1er novembre 2019, nous nous disions prêtes à enfreindre la loi pour finir notre vie dignement. Serons-nous, si rien ne change, acculées à le faire.

Le texte paru en 2019 avait été signé par 200 femmes, celui-ci a été signé pour le moment par une centaine de femmes.