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Je me souviens du Comité pour la défense de Salman Rushdie en 1989

Nous étions deux amies, Annie Prassoloff et moi même et nous avions décidé de faire vivre l’interdisciplinarité à l’Université de Paris/Jussieu en inventant un cours qui s’intitulait Droit et Littérature. Ce cours enseigné essentiellement à des étudiants en Littérature fut pour nous un cadeau pendant plus de dix ans, jusqu’à la disparition brutale d’Annie en 1999.

C’est Annie qui eut l’idée de créer ce Comité dès la parution de la fatwa.

Nous avions réuni plusieurs centaines de signatures de gens (qui se pensaient)illustres et nous avions demandé à la Présidence de Paris 7 de nommer Salman Rushdie Docteur Honoris causa de l’Université, ce qui fut refusé pour d’obscures raisons.

Je me souviens de nos interminables conversations téléphoniques avec les éventuels signataires, pas toujours enthousiastes, disant parfois : ” Je suis d’accord avec vous…mais l’Iran est un grand pays”

Je me souviens des réunions dans mon petit bureau de Jussieu avec Evelyne Pisier (paix à son âme) s’inquiétant de notre obstination (?) a avoir la signature de Bernard Kouchner ? Les réunions militantes sont parfois très décevantes!

33 ans plus tard, un fou a accompli la fatwa.

Comment ne pas être désespéré par la connerie humaine ?

Salman, j’espère que tu survivras et que tu conserveras ton talent et ton merveilleux sens de l’humour.

Ce qu’un chat tout roux peut révéler du racisme !

J’ai récemment fait l’acquisition d’un chaton roux dans un petit village du fin fond de la Seine et Marne. Mon vieux compagnon, le Meshugue atteint par la limite d’âge m’ayant abandonné.

Le petit chat et moi vivions une vie de couple presque parfaite .

Il y a quelques jours, en le regardant s’agiter, j’ai été approchée par une sorte de rejet de ce petit animal adorable. A plusieurs reprises je me suis surprise à le regarder avec une sorte d’indifférence .

Après une introspection sérieuse de mon inconscient, je crois avoir compris pourquoi : la couleur rousse évoque pour moi les bretons, les Français de souche.

Ou va se cacher la bêtise humaine non genrée ? Au fond de moi même, je rejetais ce délicieux animal parce qu’il était trop conforme, pas assez juif, pas assez étranger.

J’ai eu envie de le raconter parce que c’est l’apparition chez une personne politiquement correcte sous tous rapports, du pire des racismes.

Excuses moi Toutroux. Tu es magnifique et je peux être aussi méchamment stupide que le membre le plus borné du RN

Qu’on se le dise

“La dernière fois que j’ai nagé, je me suis noyée”

C’est une citation mais j’ai oublié le nom de son auteur(e).

Elle correspond exactement à ce que je ressens devant les mer depuis quelques années, dès qu’elle n’est pas calme et plate : une peur panique

Encore une contradiction : je ne veux pas vivre vieille et j’ai peur des vagues.

Si je franchis ces petites vagues, je parviens à une zone moins agitée ou il y a encore quelques mois, je pouvais nager, bercée par la mer.

Et bien c’est fini .J’écoute avec jalousie Chantal Thomas parler de sa passion pour la nage. C’est à la mode et c’est très beau.

Et me voila, tremblante, hésitante, terrorisée , les pieds dans l’eau exceptionnellement chaude de la Manche, imaginant mon corps de vieille dame emporté par la mer rugissante.

A côté de moi des jeunes enfants se ruent dans les vagues en hurlant de joie. Pour eux c’est un jeu, pour moi c’est un obstacle à ma liberté.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : vieillir c’est aussi lutter contre la panique constante

Il parait qu’il ne faut pas se complaire dans la vieillesse. Je suis d’accord mais comment fait-on ?

“Ma vie en vieille et le droit d’en choisir la fin”

Avec mon amie Jacqueline Feldman, nous venons de publier ce livre aux Editions :”Les Impliqués”.

Ce livre raconte quelques unes de nos expériences de vie, en tant que “vieilles”, et quelques attitudes devant la mort (Georges Sand, Paul Lafargue…).Comme tant d’autres nous nous sommes soudain découvertes hors société, infantilisées. On parle de nous à notre place, on décide ce qui est censé être le mieux pour nous. On nous explique comment “rester jeune” ou comment “bien vieillir”.

Les divers récits qui forment ce livre, parfois contradictoires-impressions de libertés nouvelles, vulnérabilités, petits ou grands arrangements…-et dont l’humour n’est pas exclu, nous permettent de réintégrer les réalités de notre condition, comme une sorte de droit à l’existence, comme un besoin d’apprivoiser ces dernières étapes de vie.

La mort, ultime étape, il est encore plus malséant d’en parler. La mort n’est ni triste, ni gaie : elle EST

Nous nous sommes connues dans l’effervescence des révoltes féministes des années 70, nous clamions dans les rues :Notre corps nous appartient. Nous n’avons pas changé d’avis : nous voulons pouvoir choisir le moment et les conditions de notre mort.

(commande@harmattan.fr au prix de 25,50 euros (3 rue de l’Ecole polytechnique, 75005, Paris)

La manif contre le vote “Le Pen” du 16 avril 2022

Un gilet jaune qui fait partie de la manif pro Le Pen qui va suivre la manif anti Le Pen, crie “Macron assassin” parmi le petit groupe vieillissant qui défile sous les drapeaux du PS.

Les militants fatigués ne réagissent pas. Je me plante devant lui et lui dit de rejoindre les siens. Une jeune fille courageuse prend ma relève.

Les pancartes du NPA, de Solidaires, de Sud, de la CGT, du PC avec des dizaines de militants, dont certains crient : “Ni Macron, ni Le Pen.”

Un groupe de LGBTQ…  hurle : Le Pen c’est dégueulasse, Pécresse, c’est dégueulasse, Schiappa, c’est dégueulasse, Macron, c’est dégueulasse…” Peut-être y-avait-il une fin mais je ne la connaitrai jamais.

Une jeune femme crie à une gendarme : “Non mais je le crois pas ??? Une femme avec un casque, un fusil, un bouclier!!!” et quand je lui rétorque “Egalité”, elle  regarde avec mépris cette vieille dame qui ne mérite aucune attention.

Et puis, il y a l”autre manif derrière, des gilets jaunes qui revendiquent le vote Le Pen. Un homme à qui je demande pourquoi ce vote répond : “elle est la seule que l’on n’ a pas essayé… et puis moi je suis tombé malade à cause de Macron, à cause de son vaccin.” Je renonce, je m’éloigne et il me crie : “C’est ça que vous appelez discuter !”

Bref, une sorte de concentré de la bêtise humaine à quelques exceptions (nombreuses) bien sûr.

Les seuls que j’ai envie de rejoindre sont les travailleurs sans papiers , soutenus par Sud/Solidaires. Ils distribuent un tract bien argumenté. Ils y dénoncent :”le développement d’une armée de réserve de travailleurs sans droits, pour contourner toutes les lois sociales et organiser un dumping social sans fin et aussi la façon dont l’Etat désorganise et liquide les services d’accueil en préfecture pour les demandeurs de papiers, maltraite ces personnes dans des procédures informatiques sans fin, le plus souvent infructueuses.”

Ce n’est pas nouveau, pour des gens de ma génération, cette impossibilité de trouver sa place dans un paysage politique qui part en quenouille.

C’est juste désespérant, comme la guerre en Ukraine, comme le racisme du discours d’extrême droite, comme l’Histoire qui se répète, comme le capitalisme qui prospère et que l’on ne sait pas comment combattre parce que l’on a assisté à l’installation de régimes qui disaient s’appeler communistes et qui n’étaient qu’autoritaires et répressifs et qui ont disparu en nous laissant Poutine, Orban et quelques autres.

Il nous reste à renier- comme tant de nos contemporains l’ont fait- nos idéaux de sociétés plus justes et à cultiver notre jardin virtuel.



De la cancel culture à la guerre

Anselm Kiefer-Chute d'étoiles

La guerre ignoble que vient de lancer Poutine contre l’Ukraine, vient rappeler à notre génération, une autre guerre, une autre dictature, une autre folie, dont il est difficile de guérir.

“Le vent violent de l’Histoire allait disperser à vau-l’eau notre jeunesse dérisoire, changer nos rires en sanglots.” (Jean Ferrat- Nul ne guérit de son enfance)

C’est une guerre surréaliste qui dégringole sur les Ukrainiens, comme elle s’est abattue sur la Syrie, sur l’Irak, sur le Yemen, la Lybie…

La liste est longue si l’on y ajoute les guerres civiles, les guerres entre ethnies.

Et pourtant, au lieu de réfléchir sur l’Histoire de notre planète, afin de tenter de la rendre plus pacifique, plus sociale, plus égalitaire, moins barricadée, nous nous abîmons dans des débats aussi inutiles que dérisoires, comme celui sur la cancel culture. L’Histoire ne fait pas rêver mais elle EST. Et ce qu’elle nous montre c’est que les êtres humains n’ont pas changé profondément. Ils restent minés par l’envie, le désir de possession, la domination, l’obsession du pouvoir.

Bien sûr, ils peuvent aussi être généreux, solidaires, affectueux , altruistes, bienveillants.

Dans quelques années, allons nous ostraciser, annuler Poutine, pour ses propos et ses actes inadmissibles et mortifères ? Certes, mais nous ne devons pas l’oublier, l’occulter. Il nous renvoie à notre misérable condition humaine. Il fait partie de l’Histoire.

.De même que nous ne devons oublier ni Hitler, ni Saddam Hussein, ni le général Massu, ni Bachar el Assad, ni Pinochet, ni Pétain…

il nous faut les conserver soigneusement dans notre mémoire historique, parce qu’ils ont écrit les pages les plus sombres de notre histoire et que ce qui se passe en Ukraine nous rappelle que la folie humaine peut exploser à tout moment.

Nous portons tous cette folie en nous : elle se manifeste à notre niveau : petites humiliations, harcèlements, jalousies, incivilités, oublis, isolement..

C’est le combat intellectuel de toute ma vie commencé en 1989 avec “Appartenance et exclusion.”L’Hypothèse est celle d’un lien ténu entre l’exclusion banale et quotidienne et les massacres les plus odieux. Elle rejoint une autre maladie humaine : celle qui consiste à faire semblant de ne pas voir les saloperies qui se passent autour de nous.

“Maison de retraite”, un film sur la vieillesse.

Maison de retraite, 2021

Thomas Gilou (auteur de “La vérité si je mens”)

Un film pour grand public, avec de gros effets et de bons sentiments, sur un thème de plus en plus présent, la vieillesse.

Cela commence dans un orphelinat, le matin, avec 2 frères, (ou amis?). L’un peine à se lever, il se sent malade, l’autre est parfait, et secoue son cadet.

20 ans plus tard : l’aîné est devenu avocat, il est bien intégré dans la société, l’autre peine toujours à trouver sa voie dans la vie. Il fricote avec de mauvais garçons à qui il doit de l’argent et qui le menacent.

Caissier dans un supermarché, il se querelle avec une cliente vieille, lente, buttée - elle exige les articles promis dans des bons périmés – et perverse : elle fait doigt d’honneur sur doigt d’honneur en cachette du flic qu’elle a fait intervenir. Résultat : Milann s’énerve, casse la caisse, et est condamné à 200 jours de travail dans un EHPAD.

On nous montre les horreurs d’un EHPAD, et on ne lésine pas sur le dégoût de ces corps qui ont perdu la correction de l’éducation, et qu’il faut laver comme des bébés. On est mal à l’aise, tout comme Milann, affolé par ce qu’il doit faire. C’est une gageure pour le cinéma à venir : comment traiter de ces thèmes tabous et dérangeants ?

Heureusement pour nous, une histoire relationnelle s’engrange, lénifiante,rassurante : quand les choses vont au plus mal pour Milann – il est mis à la porte par son frère (ou ami?) – il est recueilli par une vieille de l’EHPAD qui a pitié de lui – il a été un enfant orphelin – et planqué dans une cave. Les membres les plus valides de l’EHPAD décident de le prendre en charge.

L’ancien champion de boxe (Gérard Depardieu) lui enseigne d’abord la civilité – savoir dire bonjour, savoir prendre en compte les autres – puis le combat, quand il est nécessaire – ne pas avoir peur, rester présent et attentif pour cogner. L’ancienne prof lui apporte des livres – il finira par se passionner pour “Le malade imaginaire” de Molière. Tous et toutes lui apprennent la vie.

C’est un itinéraire de rédemption, grâce à ces amitiés. Milann s’aperçoit que le directeur de l’EHPAD est un salopard qui profite de la vulnérabilité des pensionnaires pour hériter de leurs biens – ils ont tous été choisis sans familles. Milann sait déverrouiller une armoire avec un tourne-vis – sans doute un apprentissage de sa vie d’avant, et trouver les contrats compromettants. Pour qu’ils soient caduques, il faut que les pensionnaires quittent la Maison. Juste avant qu’il ne soit mis à la porte, Milann organise leur fuite, dans un autocar loué.

Suspense policier, poursuite du car par le méchant directeur, qui le coince, mais intervention surprise des mauvais garçons à qui Milann doit de l’argent, et dont le chef se révèle être le petit ami de la jolie aide-soignante noire qui s’est mise du côté du Bien.

La dette a été payée par l’ancien champion de boxe, absent de l’échappée, il était mort la veille d’une crise cardiaque.

Mais que faire de ce car de vieillards dépendants ?

La solution : les amener à l’orphelinat où Milann a été élevé. Vieillards sans familles, enfants sans parents, ils ont besoin les uns des autres.

Tout est bien qui finit bien.

Le directeur sera condamné, et on a trouvé la solution à la vieillesse dépendante.

Les mauvais garçons (plutôt basanés) ne sont pas si méchants qu’il y paraît, “mon frère”.

Le vieil homosexuel inconsolable témoigne de l’amour dans le couple homosexuel ; la crainte du kiné de révéler sa propre homosexualité se révèle dépassée, la société a changé.

Après les avoir exposés crûment, il n’est plus question des désagréments de la vieillesse. La seule mort présente est une “bonne mort”, d’un seul coup, comme la plupart des gens la souhaitent.

Et même le monsieur Alzheimer – qui nous a bien faire rire avec Marthe Villalonga s’offrant à lui chaque soir sous l’identité d’une star prestigieuse, de Marylin à Madonna, puisqu’il n’a aucune mémoire – nous apprend finalement qu’il n’est pas Alzheimer, mais a trouvé pratique de le feindre.

Ajoutons pour finir que la spectatrice âgée que je suis est heureuse de retrouver les vedettes d’antan participer ainsi à la mise en société, à travers le cinéma, de ce problème difficile, toujours plus envahissant.

J. Feldman

Ou est passé le Haut Commissariat au Plan ?

Un Commissariat général du Plan avait été créé en 1946. Il était chargé de définir à titre indicatif la planification économique du pays notamment au travers de plans quinquennaux.

Ardente obligation“, selon le Général de Gaulle, “intérêt stratégique des Plans qui donnent à l’Etat une vision claire des capacités de son économie” selon François Mitterand, il disparait cependant en 2006 et est remplacé, à l’initiative de Dominique de Villepin par le Centre d’analyse stratégique (CAS)

Pierre Massé,qui fut un brillant commissaire au Plan,estime en 1986 que “ supprimer le Plan au nom d’un libéralisme impulsif serait priver le pouvoir d’une de ses armes contre la dictature de l’instant.”

En 2020, le HAUT Commissariat au Plan est recréé. Le poste revient à François Bayrou, ainsi remercié pour son soutien au Président Macron.

Depuis, mystère ? Que fait-il ? Existe-t-il encore ? Selon Wikipedia, il produit des notes sur le COVID en particulier, mais aucune vision prospective sur l’industrialisation, le climat, la justice sociale, la représentation des travailleurs …etc

Cette “disparition” est à l’image de cette campagne électorale affligeante que nous vivons depuis quelques semaines : Un amoncellement de petites mesures, chiffrées au pif, sans parler du caractère ouvertement raciste de la campagne de certains candidat(e)s.

Le libéralisme a gagné et avec lui la dictature de l’argent, comme l’illustre avec brio le dernier film de Stéphane Brizé, “Un autre monde”

La responsabilité du Parti socialiste est immense dans cette catastrophe politico-économique. La réflexion sur le socialisme après 1989 n’a semble-t-il pas été menée par le Parti social-démocrate qui était le seul à pouvoir la penser. Il a ainsi laissé la place au populisme le plus répugnant .

Les couples m’énervent

Il porte les sacs, les valises. Elle marche à côté de lui, détendue, vaguement indifférente au monde qui l’entoure. Il va vers les merveilleuses nouvelles machines à enregistrer dont s’enorgueillissent tous les aéroports, pose ses bagages et s’apprête à affronter cette machine qui me terrorise, sans aucune appréhension. Elle s’accoude à une barrière, un peu plus loin, ne lui jette pas un regard, observe les voyageurs et baille avec grâce.

Tiens les revoilà, les mêmes ou presque au musée, pendant qu’énervée, j’essaye de retrouver mon billet sur mon téléphone. Elle regarde l’affiche de l’exposition. Il fait la queue au guichet. Elle arbore aussi cette légère fatigue, qui laisse penser à l’horrible envieuse que je suis, qu’elle sort d’une sieste amoureuse.

“Et moi je marche seule…” comme dit la chanson.

Et dire que pendant des années, j’ai dû leur ressembler, ronronnante dans mon couple, indifférente, mais répétant qu’il “était vital de se mettre à la place des autres!” …en oubliant juste de donner le coup de téléphone qui sauve parfois une journée de solitude.

Je dois avouer qu’il m’arrive de haïr les couples, leurs certitudes, leur complicité apparente, leur imperméabilité à tout ce qui n’est pas eux.

Et pourtant je connais les disputes, les égoïsmes, la haine parfois, qui pourrissent la vie de tant de couples.

Toute société génère ses modèles : ne pas y correspondre peut signifier une petite mort sociale.

Au fond il y a une analogie entre le bouc-émissaire et le modèle : tous les deux produisent de l’exclusion.

” Nos aînés” sont à la mode

Pietro Bellotti

Scandales Orpea, Koryan,… Coucou , les vieux et vieilles  envahissent l’espace social. Ils vivent de plus en plus vieux et entre nous, ils n’ont plus cette merveilleuse fraicheur de la jeunesse !ils peuvent être répugnants mais ces vieillard(e)s tiennent à la vie. Je ne comprends pas très bien pourquoi mais après tout, ça occupe.

D’autres, dont je suis, ne vous demandent qu’une toute petite chose : quand vous vous lamentez sur le sort de “nos ainés”, n’oubliez pas ceux qui ne vous demandent qu’une chose : mourir quand ils l’auront décidé, sereinement, sans peser sur personne, sans souffrir.

Osez sortir de votre lâcheté, ou de vos soi-disant convictions religieuses ou serments et reconnaissez aux vieillards malades et dépendants QUI LE SOUHAITENT le DROIT AU SUICIDE ASSISTE car la grande vieillesse est une maladie incurable.

Pardonnez-moi si la perspective d’avoir de belles couches, un fauteuil roulant en état de marche, une charmante dame qui me lave les pieds…, des animations débiles, ne correspond pas vraiment à ma conception de la vie.

Evoquer la mort n’a rien de choquant. Eviter d’en parler est tout simplement débile

“Philosopher c’est apprendre à mourir” disait Montaigne